Dernière répétition d'une pièce de théâtre : la générale, et tout ce qui la précède

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La dernière répétition d'une pièce s'appelle la générale (8 lettres). Avant elle : italienne, filage, couturière. Ce qui s'y passe et comment la préparer.

La tension monte lors de la dernière répétition avant le spectacle
Sur scène, de jeunes comédiens écoutent attentivement les dernières consignes du metteur en scène lors de la répétition.

La dernière répétition d'une pièce de théâtre s'appelle la générale. Huit lettres : c'est la réponse des mots croisés. C'est la répétition en conditions réelles, costumes, lumières, son et décor, sans arrêt possible, le plus souvent devant des invités et la presse, la veille ou l'avant-veille de la première. Juste avant elle vient la couturière (dix lettres), la répétition où les costumes reçoivent leurs dernières retouches, et avant encore le filage, l'enchaînement complet de la pièce sans public. Cette page donne le vocabulaire de toutes les répétitions, ce qui se passe réellement à la générale, et une liste de contrôle pour la dernière semaine d'une troupe amateur.

La tension monte lors de la dernière répétition avant le spectacle
Sur scène, de jeunes comédiens écoutent attentivement les dernières consignes du metteur en scène lors de la répétition.

Les répétitions, de la première à la dernière

Répétition Ce qu'on y fait Qui Quand
Lecture à la table on lit la pièce assis, on parle du sens, on distribue toute la troupe premier jour
Mise en place on fixe les entrées, les sorties, les déplacements metteur en scène et comédiens premières semaines
Italienne on dit le texte vite, sans jouer, pour vérifier la mémoire comédiens seuls à tout moment
Allemande on refait les déplacements sans le texte, ou en le marmonnant comédiens et régie avant le filage
Filage on enchaîne toute la pièce sans s'arrêter, notes à la fin tous dernières semaines
Couturière filage en costumes ; les couturières retouchent en direct tous, plus habillage avant-dernière
Générale filage en conditions réelles, devant invités ou presse tous, plus public choisi dernière
Première première représentation publique payante tous, plus le public le soir J

Deux mots reviennent souvent et se confondent. L'italienne est une répétition du texte seul, à toute vitesse, assis ou en marchant, pour s'assurer que chacun sait ses répliques et ses enchaînements ; elle ne dure que le temps de dire le texte, souvent la moitié de la durée réelle. L'allemande est l'inverse : on refait tous les déplacements, les entrées, les manipulations d'objets, sans jouer le texte, pour la régie et la mémoire du corps.

Ce qui se passe à la générale

On ne s'arrête plus. Une réplique oubliée se rattrape en scène, une porte qui coince devient un jeu. Le metteur en scène ne parle plus pendant la représentation ; il prend des notes et les donne après, en une seule séance courte. Une générale qu'on interrompt pour recommencer une scène n'est pas une générale, c'est un filage de plus.

Il y a un public. Des invités, des amis, parfois la presse : la générale sert à mesurer les rires, les silences et les longueurs sur de vrais spectateurs. Beaucoup de troupes professionnelles jouent plusieurs générales devant des publics différents avant la première.

Tout est réglé comme le soir J. Heure d'appel, échauffement, habillage, maquillage, noir de salle, entrée du public, durée de l'entracte. Ce qui n'a pas été fait à la générale ne se fera pas à la première.

On se dit « merde ». Jamais « bonne chance ». L'origine la plus souvent citée : à l'époque des voitures à cheval, beaucoup de crottin devant le théâtre signifiait beaucoup de spectateurs. On ne répond pas « merci », on répond « merde » ou rien.

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La dernière semaine d'une troupe amateur

  1. Un filage par jour, ou presque. À une semaine de la première, on ne travaille plus les scènes une par une. On enchaîne, on note, on reprend seulement ce qui bloque.
  2. Une italienne par jour, sans le metteur en scène. Quinze minutes entre comédiens suffisent. Le texte doit être su avant la couturière, pas avant la première.
  3. La couturière au moins deux jours avant la générale. Il faut le temps de recoudre, de changer une paire de chaussures, de découvrir qu'un chapeau tombe à chaque révérence.
  4. La conduite lumière et son écrite et testée. Chaque top est noté avec la réplique qui le déclenche. Le régisseur répète autant que les comédiens.
  5. Les accessoires sur une table, listés, à la même place chaque soir. La moitié des accidents de première sont des objets absents.
  6. La générale devant de vrais gens. Famille, élèves d'un autre atelier, voisins. Sans public, une générale ne mesure rien.
  7. Rien de nouveau après la générale. Pas de coupe, pas de changement de déplacement, pas de nouvelle idée. Ce qui est réglé est réglé.

Répéter son texte seul entre deux répétitions

Le texte se travaille aussi hors des répétitions — la méthode pour l'apprendre est détaillée dans comment apprendre son texte. Le répétiteur en ligne du site donne la réplique : vous choisissez votre rôle, il lit les autres, et vous répétez vos entrées autant de fois qu'il faut, avec les textes de la bibliothèque ou votre propre pièce. Pour la voix, les 10 exercices de diction indispensables et les virelangues tiennent en dix minutes d'échauffement.

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Questions Fréquentes

Comment s'appelle la dernière répétition d'une pièce de théâtre ?

La générale, en huit lettres. C'est la répétition en conditions réelles, sans interruption, devant des invités ou la presse, juste avant la première représentation publique.

Quelle est la différence entre la couturière et la générale ?

La couturière est l'avant-dernière répétition : on joue en costumes et les couturières font les dernières retouches pendant ou après. La générale est la dernière : tout est en place, costumes compris, et on ne s'arrête plus.

Qu'est-ce qu'une italienne au théâtre ?

Une répétition du texte seul, dit à toute vitesse et sans jouer, pour vérifier que chacun connaît ses répliques et ses enchaînements. Elle se fait souvent entre comédiens, sans le metteur en scène.

Pourquoi dit-on « merde » avant une première ?

Par superstition, « bonne chance » porte malheur au théâtre. « Merde » viendrait de l'époque des voitures à cheval : beaucoup de crottin devant la salle voulait dire beaucoup de public. On ne répond pas « merci ».

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