Claudie, une jeune paysanne pauvre et fière, travaille avec son vieux grand-père Rémy lors des moissons. Sur la ferme de la Grand’Rose, elle retrouve Denis Ronciat, un riche paysan qui l’a séduite et abandonnée cinq ans plus tôt après lui avoir promis le mariage. L’arrivée de Claudie ravive les rancoeurs et menace les projets d’union entre Ronciat et la Grand’Rose. Le père de Sylvain, Fauveau, métayer de la Grand’Rose, voit d’un mauvais œil l’amour naissant de son fils pour Claudie, qu’il juge indigne. Mais la force morale de Claudie et la sagesse de son grand-père triompheront des préjugés et des lâchetés.
Dans la cour de la ferme des Bossons, Fauveau, le métayer, accueille le retour de la Grand’Rose, la propriétaire. Il évoque les prétentions de Denis Ronciat à sa main. Claudie et son grand-père, le père Rémy, viennent réclamer leur salaire de moissonneurs. Sylvain, le fils de Fauveau, touché par leur misère, les défend et les invite à la fête. Lors de la gerbaude (la fête de la dernière gerbe), le père Rémy, ému, lance des paroles accusatrices envers Ronciat avant de s’effondrer, victime d’un coup de sang.
"Pauvre paysan, voici la mort !"
"Claudie, votre père vous a confiée à moi, c’est sacré !"
Deux mois après, Claudie soigne son père chez les Fauveau. Elle veut partir pour ne pas être à charge, mais la mère Fauveau la retient. Sylvain avoue à sa mère son amour pour Claudie. La Grand’Rose, croyant Sylvain amoureux d’elle, provoque le départ de Claudie après que Ronciat lui a laissé entendre que Sylvain aime la servante. Ronciat, éconduit par la Grand’Rose, révèle à Fauveau que Claudie a eu un enfant. Accusée, Claudie est sur le point de partir quand son père, retrouvant sa force, défend sa fille et dénonce Ronciat.
"V ous accusez ma fille ! Ma fille qui vaut mieux que vous tous, qui ne vous demande rien pas plus que moi, qui travaille comme un galérien pour me faire vivre."
"Je ne veux point être aimée."
Après le départ de Claudie, la Grand’Rose, repentante, ramène le père Rémy et Claudie. Ronciat vient offrir de l’argent pour racheter sa faute, mais le père Rémy refuse l’offrande et lui ordonne de quitter le pays. Sylvain, libéré du doute, demande la main de Claudie, qui refuse par orgueil. Son père, connaissant son amour pour Sylvain, lui ordonne d’accepter, et tous se réunissent sous le signe du pardon et du travail.
"J’ai trahi l’amour pour la fortune, j’ai fait comme tant d’autres !"
"Car le travail, ce n’est point la punition de l’homme... c’est sa récompense et sa force... C’est sa gloire et sa fête !"
Ancien soldat de quatre-vingt-deux ans, il est le grand-père de Claudie. Fier, courageux et profondément attaché à sa dignité, il incarne la sagesse et la justice. Il retrouve sa force morale et physique pour défendre l’honneur de sa fille.
PrincipalPetite-fille du père Rémy, jeune paysanne de vingt et un ans, courageuse, fière et discrète. Marquée par la trahison de Denis Ronciat qui l’a séduite et abandonnée avec un enfant qui est mort, elle cache sa souffrance derrière un travail acharné et un silence digne.
PrincipalFils de Fauveau, métayer de la Grand’Rose. Jeune homme de vingt-cinq ans, sérieux, travailleur et intègre. Il tombe amoureux de Claudie et doit lutter contre l’ambition de son père et ses propres préjugés avant d’accepter son passé.
PrincipalMétayer de la Grand’Rose, père de Sylvain. Paysan aisé d’une cinquantaine d’années, il est ambitieux et souhaite marier son fils à la riche propriétaire. Son caractère emporté et ses préjugés le poussent à accuser injustement Claudie.
PrincipalRiche propriétaire de la métairie, veuve de vingt-huit à trente ans. Belle et fière, elle est courtisée par Denis Ronciat. D’un caractère vif mais foncièrement juste, elle finit par se ranger du côté de Claudie.
PrincipalPaysan faraud d’une trentaine d’années, propriétaire aisé. Il est le séducteur qui a abandonné Claudie. Coureur et sans scrupules, il cherche à épouser la Grand’Rose pour sa fortune mais, face à l’opprobre, il avoue sa lâcheté et quitte le pays.
PrincipalFemme de Fauveau, mère de Sylvain. Bonne et généreuse, elle s’attache à Claudie et soutient les inclinations de son fils, faisant preuve de plus de sensibilité et de lucidité que son mari.
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