Valentin Van Buck, un jeune homme désinvolte vivant aux crochets de son oncle, refuse le mariage arrangé avec la jeune et innocente Cécile de Mantes. Pour prouver à son oncle que Cécile est, comme toutes les femmes selon lui, facilement séduisible, il se fait passer pour un inconnu et se fait héberger au château de la baronne après un faux accident. Son oncle, témoin malgré lui de l'épreuve, assiste aux tentatives de Valentin pour conquérir Cécile, qui se heurtent à la candeur et à l'intelligence de la jeune fille.
Van Buck réprimande son neveu Valentin pour ses dettes et son oisiveté. Il lui propose d'épouser Mademoiselle de Mantes, une riche héritière. Valentin refuse, arguant qu'il ne veut pas être un mari trompé, et compare le mariage à une paire de gants trop grands. Pour prouver que Cécile n'est pas plus vertueuse qu'une autre, il propose un marché à son oncle : se faire passer pour un inconnu, tenter de la séduire en huit jours, et s'il y parvient, il aura le droit de refuser le mariage. Van Buck accepte à contrecœur. Au château, la Baronne et sa fille Cécile vaquent à leurs occupations. Van Buck arrive seul, annonçant le refus de son neveu. Au même moment, un jeune homme (Valentin) est amené au château après que sa voiture a versé devant la porte.
"J'avais seize ans, et je sortais du collège, quand une belle dame de notre connaissance me distingua pour la première fois."
Valentin, le bras en écharpe, est soigné au château. Il tente une première approche avec Cécile, qui lui répond avec une naïveté désarmante (elle lui propose un bouillon). Piqué au vif par ce qu'il prend pour de l'indifférence, Valentin écrit à Cécile une lettre passionnée et lui donne rendez-vous. Van Buck, pris de remords, révèle tout à la Baronne. Celle-ci, confiante, pense que sa fille lui montrera la lettre. Mais Cécile ne dit rien et lorsque la Baronne la confronte, elle fond en larmes et avoue avoir reçu une lettre. La Baronne lit la lettre où Valentin l'insulte, la traite de « girouette », et chasse Van Buck. Cécile, restée seule, s'étonne : pourquoi Valentin lui écrit-il alors que tout le monde veut qu'il l'épouse ?
"Je suis curieuse de lire de son style, à ce monsieur, comme vous l'appelez."
Valentin, obstiné, envoie un second billet à Cécile depuis une auberge proche, malgré l'opposition de son oncle. Cécile, enfermée par sa mère, feint un malaise pour que l'abbé lui ouvre la porte et s'enfuit au rendez-vous. Dans un bois, Cécile et Valentin se retrouvent. Loin de se montrer coquette ou rusée, Cécile interroge Valentin avec sincérité sur ses contradictions, révélant qu'elle l'avait déjà remarqué dans un bal, qu'elle a vu son oncle caché, et qu'elle a compris que toute cette mise en scène était une épreuve. Désarmé par sa candeur, sa bonté et son intelligence, Valentin tombe amoureux et renonce à sa vengeance. La Baronne, Van Buck et l'abbé, qui les cherchaient, les retrouvent enlacés. La Baronne accepte le mariage, et Valentin conclut qu'il ne faut jurer de rien.
"Pourquoi ne serais-je pas venue, puisque je sais que vous m'épouserez ?"
"Mon oncle, il ne faut jurer de rien, et encore moins défier personne."
Jeune homme de vingt-cinq ans, neveu de Van Buck. Esprit libre, désinvolte, cynique et dépensier. Il vit de l'argent de son oncle et fréquente la haute société parisienne. Profondément méfiant envers les femmes et le mariage, il est pourtant sensible et honnête. Son intelligence et son charme naturels sont mis à rude épreuve par l'innocence de Cécile.
PrincipalOncle de Valentin, riche négociant d'Anvers. Homme bourru mais bon, il a élevé son neveu et paie ses dettes. Il incarne la raison et la prudence bourgeoise face aux folies de la jeunesse. Sa tendresse pour Valentin le pousse à accepter des compromis, mais il est souvent dépassé par les extravagances de son neveu.
PrincipalFille de la Baronne de Mantes. Jeune fille naïve, sincère et bien élevée. Sous des apparences de simplicité, elle fait preuve d'une grande intelligence du cœur et d'une détermination sans faille. Elle observe et comprend bien plus de choses que les adultes ne le croient.
PrincipalMère de Cécile. Femme du monde, étourdie et un peu sotte, constamment préoccupée par ses tapisseries, ses migraines et ses jeux de cartes. Elle se croit fine mais se montre incapable de comprendre sa fille ou de gérer les situations avec tact.
MinorConfident et commensal de la Baronne. Homme doux et un peu naïf, il est témoin des scènes de la vie quotidienne au château et se fait parfois le complice involontaire des événements.
MinorProfesseur de danse de Cécile. Personnage secondaire, il apparaît brièvement pour illustrer le cadre éducatif de la jeune fille et l'agitation de la maison.
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