Un gentilhomme provincial, M. de Pourceaugnac, arrive à Paris pour épouser Julie, la fille d'Oronte. Mais Julie aime Éraste. Aidés de l'intrigante Nérine et du rusé Napolitain Sbrigani, les deux amants vont tout mettre en œuvre pour faire échouer ce mariage imposé. Par une série de farces, de déguisements et de mensonges savamment orchestrés, ils vont persuader Oronte que son futur gendre est un fou, un malade, un bigame et un débiteur, jusqu'à le forcer à la fuite.
Julie et Éraste, aidés de Nérine et de Sbrigani, préparent leur défense contre le mariage imposé avec M. de Pourceaugnac. Ce dernier arrive de Limoges. Sbrigani se lie d'amitié avec le provincial naïf, tandis qu'Éraste feint de le connaître. Ils le conduisent ensuite chez un médecin, où il est déclaré fou mélancolique hypocondriaque et soumis à un traitement burlesque (musiciens, danseurs, lavement). Pourceaugnac s'enfuit, terrifié.
"Nous lui jouerons tant de pièces, nous lui ferons tant de niches sur niches, que nous renverrons à Limoges Monsieur de Pourceaugnac."
"La polygamie est un cas, est un cas pendable."
Le médecin prévient Oronte des prétendues maladies de son gendre. Sbrigani, déguisé en marchand flamand, lui apprend que Pourceaugnac est criblé de dettes. Face à Oronte, Pourceaugnac se défend maladroitement. Julie feint alors un amour passionné pour lui, confirmant aux yeux de son père qu'elle est frivole. Ensuite, deux femmes (Lucette en Gasconne et Nérine en Picarde) se présentent comme ses épouses, avec des enfants, l'accusant de bigamie. Accablé, Pourceaugnac consulte deux "avocats" qui, en chantant, lui confirment que la polygamie est un crime pendable.
"Impudent, n’as pas honte de m’injuria, alloc d’estre confus day reproches secrets que ta conssiensso te deu fayre ?"
Persuadé qu'on veut le pendre, Pourceaugnac s'enfuit déguisé en femme, guidé par Sbrigani. Ce dernier le livre à un Exempt corrompu après lui avoir extorqué de l'argent. Sbrigani court ensuite prévenir Oronte que Pourceaugnac a enlevé sa fille. Éraste ramène alors Julie à son père, feignant l'indignation et la générosité. Touché, Oronte lui donne finalement la main de sa fille. La pièce se termine par un ballet et des chansons joyeuses célébrant l'amour et le plaisir.
"Ne croyez pas que ce soit pour l’amour de vous que je vous donne la main : ce n’est que Monsieur votre père dont je suis amoureux, et c’est lui que j’épouse."
Gentilhomme provincial de Limoges, naïf, vaniteux et facile à duper. Il est la victime idéale des intrigues parisiennes.
PrincipalJeune amant de Julie. Intelligent et déterminé, il orchestre avec ruse les farces pour éliminer son rival.
PrincipalFille d'Oronte, amoureuse d'Éraste. Elle feint d'abord d'accepter le mariage puis simule une passion soudaine pour Pourceaugnac pour le discréditer.
PrincipalPère de Julie, bourgeois parisien. Avide et crédule, il change d'avis au gré des rumeurs et des accusations.
PrincipalNapolitain, homme d'intrigue. Cynique, brillant manipulateur et maître des déguisements, il est le principal exécutant des machinations.
PrincipalFemme d'intrigue, complice d'Éraste. Elle joue plusieurs rôles, notamment celui d'une fausse épouse picarde de Pourceaugnac.
SecondaireMédecin pédant et dogmatique, qui parle un jargon pseudo-scientifique absurde. Il est facilement manipulé pour déclarer Pourceaugnac fou.
SecondaireFausse Gasconne, jouée par une complice. Elle prétend être la première femme de Pourceaugnac, abandonnée avec des enfants.
Secondaire