Sganarelle, un vieillard de cinquante-trois ans, est déterminé à épouser la jeune et coquette Dorimène. Malgré les mises en garde de son ami Géronimo, il s'obstine. Pris de doutes, il consulte deux philosophes ridicules qui ne lui apportent aucune réponse claire. En surprenant Dorimène avouer qu'elle l'épouse uniquement pour son argent et attend sa mort, Sganarelle veut rompre. Mais le frère de la jeune fille, Alcidas, le force, sous la menace d'un duel et de coups de bâton, à honorer sa promesse. Le mariage a donc lieu... de force.
Sganarelle annonce à son ami Géronimo son intention d'épouser la jeune Dorimène. Géronimo lui rappelle son âge avancé (53 ans) et le dissuade, mais Sganarelle, vaniteux, insiste. Rencontre avec Dorimène : Sa future épouse lui avoue franchement son désir de liberté et de plaisir une fois mariée, ce qui le refroidit considérablement. Consultations ratées : Pris de scrupules, il consulte deux philosophes : Pancrace, un aristotélicien dogmatique et colérique qui s'emporte pour une question de sémantique, et Marphurius, un pyrrhonien sceptique qui refuse d'affirmer quoi que ce soit. Aucun ne l'éclaire. Mauvais présages : Des Égyptiennes lui prédisent un mariage heureux mais éludent sa question cruciale sur le cocuage. La révélation : En surprenant Dorimène confier à son amant Lycaste qu'elle n'épouse Sganarelle que pour son argent et attend sa mort prochaine, ce dernier décide de rompre. La rupture impossible : Sganarelle tente de rompre avec Alcantor, le père de Dorimène, qui refuse catégoriquement. Il envoie son fils Alcidas régler l'affaire "dans les formes". Sous une politesse exagérée, Alcidas propose un duel. Devant le refus de Sganarelle, il le roue de coups de bâton, arguant que c'est la procédure logique. Fin : Face à cette violence, Sganarelle capitule et accepte le mariage. La pièce se termine sur cette union forcée et absurde.
"les gens de votre âge n’y doivent point penser du tout ; et si l’on dit que la plus grande de toutes les folies est celle de se marier, je ne vois rien de plus mal à propos que de la faire, cette folie, dans la saison où nous devons être plus sages."
"j’ai cent fois souhaité qu’il me mariât, pour sortir promptement de la contrainte où j’étais avec lui, et me voir en état de faire ce que je voudrai."
" Vous nous manquez de parole, je me veux battre contre vous ; vous refusez de vous battre, je vous donne des coups de bâton : tout cela est dans les formes."
Un vieillard de cinquante-trois ans, vaniteux, crédule et indécis. Il se croit encore jeune et désirable, mais est rongé par la peur d'être cocu. Son nom est typique des valets et des barbon de la comédie molièresque.
PrincipalAmi de Sganarelle. Homme raisonnable et pragmatique, il tente en vain de le dissuader de se marier. Il sert de contrepoint sensé aux extravagances de Sganarelle.
PrincipalJeune coquette, promise à Sganarelle. Elle est franche, matérialiste et n'hésite pas à avouer qu'elle cherche par le mariage la liberté et les plaisirs. Elle attend avec impatience la mort de son vieux mari.
PrincipalPère de Dorimène. Homme d'honneur rigide, il refuse toute rupture de parole donnée, poussant le principe jusqu'à l'absurde.
MinorFrère de Dorimène. Jeune homme poli jusqu'à l'excès, mais d'une violence froide et logique. Il incarne une forme de barbarie sous des dehors civilisés.
MinorDocteur aristotélicien. Pédant, colérique et dogmatique, il s'emporte pour des questions de sémantique insignifiantes ('la forme d'un chapeau') et est incapable d'écouter ou de répondre simplement.
MinorDocteur pyrrhonien (sceptique). Il pousse le doute à l'extrême, refusant d'affirmer la moindre certitude, même l'évidence ('Il me semble que je vous parle'). Son relativisme absolu le rend tout aussi inutile que Pancrace.
MinorDevineresses qui dansent et chantent. Elles font des prédictions vagues et optimistes mais refusent de répondre à la question cruciale de Sganarelle sur le cocuage.
MinorAmant de Dorimène. Il apparaît brièvement pour entendre les véritables intentions de Dorimène.
Minor