Sganarelle, un bourgeois avare et entêté, refuse de marier sa fille Lucinde, qui dépérit d'amour pour Clitandre. Pour la guérir de sa prétendue mélancolie, il fait appel à quatre médecins ridicules et à un charlatan vendant de l'orviétan. La suivante Lisette ourdit un stratagème : Clitandre se déguise en médecin et, sous prétexte de soigner l'imagination de Lucinde, obtient de Sganarelle la permission de l'épouser. La pièce se termine par un triple ballet célébrant l'Amour, véritable médecin des cœurs.
Sganarelle, veuf, consulte ses amis sur la mélancolie de sa fille unique, Lucinde. Chacun donne un conseil intéressé. Finalement, Lucinde et sa suivante Lisette avouent que son mal est le désir de se marier, ce que Sganarelle refuse catégoriquement. Pour le forcer à agir, Lisette feint que Lucinde, désespérée, a tenté de se suicider. Affolé, Sganarelle appelle en hâte quatre médecins.
"Je n'avais qu'une seule femme, qui est morte. Elle est morte, Monsieur mon ami, cette perte m'est très sensible, et je ne puis m'en ressouvenir sans pleurer."
"C'est un mari qu'elle veut."
Les quatre médecins (Tomès, Des Fonandrès, Macroton et Bahys) se querellent sur le diagnostic et le traitement, préférant suivre les formalités que sauver la patiente. Sganarelle, plus perplexe, achète de l'orviétan à un opérateur charlatan qui vante son remède en chanson. Entre-temps, les médecins se réconcilient lors d'une réunion où l'un d'eux défend la nécessaire unanimité du corps médical pour profiter de la crédulité des gens.
"Il vaut mieux mourir selon les règles, que de réchapper contre les règles."
"L'or de tous les climats qu'entoure l'Océan / Peut-il jamais payer ce secret d'importance ?"
Lisette présente Clitandre déguisé en un médecin extraordinaire qui guérit par les mots et les talismans. Il diagnostique chez Lucinde un désir de mariage et propose de la prendre pour époux pour flatter son imagination. Sganarelle, ravi, accepte de jouer le jeu. Un faux notaire rédige un vrai contrat de mariage que Sganarelle signe sans le lire. Le mariage est conclu. Sganarelle comprend trop tard qu'il a été dupé. La pièce se termine par un ballet final où la Comédie, la Musique et le Ballet célèbrent leur pouvoir guérisseur.
"Moi, je guéris par des paroles, par des sons, par des lettres, par des talismans et par des anneaux constellés."
"Voilà une plaisante façon de guérir. Où est donc ma fille et le Médecin ?"
Père de Lucinde, bourgeois veuf, avare, autoritaire et crédule. Il refuse de perdre sa fille et sa fortune par un mariage. Son obstination et sa naïveté font le jeu des amoureux.
PrincipalFille de Sganarelle, jeune fille mélancolique et amoureuse de Clitandre. Elle use de ruse passive (la maladie) pour arriver à ses fins.
PrincipalJeune amant de Lucinde. Intelligent et déterminé, il se déguise en médecin pour duper Sganarelle et épouser celle qu'il aime.
PrincipalSuivante de Lucinde. Espiègle, dévouée et pleine de ressources, elle est l'instigatrice du stratagème qui unit les amoureux.
PrincipalMédecin dogmatique et suffisant. Il préconise la saignée et défend bec et ongles les formalités de la profession.
SecondaireMédecin rival de Tomès. Il préconise l'émétique et est tout aussi vaniteux et attaché aux apparences.
SecondaireMédecin qui parle extrêmement lentement, en détachant chaque syllabe.
SecondaireMédecin qui parle très vite et bredouille. Il partage avec Macroton un langage pédant et obscur.
SecondaireMédecin plus âgé et pragmatique. Il sermonne ses confrères et leur explique qu'il faut préserver la réputation du corps médical pour profiter de la crédulité publique.
SecondaireCharlatan qui vend de l'orviétan, un prétendu remède universel. Il vante ses produits en chanson.
SecondaireComplice de Clitandre, il rédige le contrat de mariage truqué.
MineurVoisine de Sganarelle, elle conseille de marier Lucinde.
MineurNièce de Sganarelle, elle conseille de mettre Lucinde au couvent.
MineurVendeur de tapisseries, ami de Sganarelle.
MineurOrfèvre, ami de Sganarelle.
Mineur