« La Critique de l'École des femmes » est une comédie en un acte où Molière répond aux critiques formulées contre sa pièce « L'École des femmes ». L'action se déroule dans le salon d'Uranie, où plusieurs personnages de la société mondaine discutent et débattent des mérites et des défauts de la pièce controversée. À travers des échanges vifs et spirituels, Molière défend son œuvre, ridiculise ses détracteurs (précieuses, marquis pédants, poètes jaloux) et expose ses idées sur le théâtre, l'art de plaire et la liberté du créateur face aux règles classiques.
La scène se passe chez Uranie. Élise et Uranie s'étonnent de n'avoir reçu personne de la journée. Elles évoquent les visites ennuyeuses, notamment celle d'un marquis dont le langage affecté et les « turlupinades » agacent Élise. Survient Climène, une précieuse outrée, qui vient de voir « L'École des femmes » et en est « malade ». Elle condamne violemment la pièce pour son indécence, attaquant notamment la scène du ruban et le fameux « le ». Uranie, plus modérée, défend la pièce et raille la fausse pruderie. Arrivent le Marquis, qui critique la pièce pour des raisons frivoles (la foule, ses canons froissés), et Dorante (le Chevalier), fin et éloquent défenseur de Molière et du « bon sens ». Le débat s'anime entre les pour et les contre. Enfin, le poète Lysidas, jaloux et attaché aux règles classiques, tente de prouver par la théorie que la pièce est mauvaise. Dorante lui rétorque que la grande règle est de plaire au public. La discussion, devenue comique, est interrompue par l'annonce du souper, ce qui fournit un dénouement naturel et inattendu à cette « critique ».
"La grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire, et si une pièce de théâtre qui a attrapé son but n'a pas suivi un bon chemin."
"Je mets en fait, qu'une honnête femme ne la saurait voir, sans confusion ; tant j'y ai découvert d'ordures, et de saletés."
"Tarte à la crème, morbleu, tarte à la crème !"
Femme d'esprit, raisonnable et équilibrée. Elle aime la compagnie et défend 'L'École des femmes' avec mesure et bon sens. Elle sert d'hôtesse et de modératrice au débat.
PrincipalCousine d'Uranie. Elle est spirituelle, ironique et moqueuse. Elle n'aime pas la fausse compagnie et se plaît à tourner en ridicule les précieuses et les marquis. Son rôle est souvent de lancer des piques et d'envenimer le débat pour le plaisir.
PrincipalPrécieuse ridicule, affectée et prude. Elle se scandalise hypocritement de la pièce de Molière, qu'elle trouve obscène. Elle incarne la fausse délicatesse et le pédantisme mondain.
PrincipalPetit marquis vaniteux et sot. Il critique la pièce pour des raisons futiles (la foule, la mode) et répète des lieux communs de façon absurde ('Tarte à la crème'). Il représente le mauvais goût et la sottise de la Cour.
PrincipalHomme d'esprit, éloquent et fin. Il est le porte-parole de Molière dans la pièce. Il défend 'L'École des femmes' avec des arguments solides, raille les faux critiques et expose une conception libérale du théâtre, fondée sur le plaisir du public.
PrincipalPoète pédant, envieux et attaché aux règles classiques d'Aristote et d'Horace. Il critique la pièce de Molière par jalousie et par pur formalisme, sans considération pour son succès. Il représente le dogmatisme artistique.
PrincipalLe petit laquais d'Uranie, maladroit et naïf. Ses interventions comiques ponctuent la pièce et il apporte le dénouement inattendu en annonçant le souper.
Minor