Après un naufrage, Iphicrate et son esclave Arlequin, ainsi qu'Euphrosine et sa suivante Cléanthis, échouent sur l'Île des Esclaves, une république fondée par des esclaves révoltés. Selon la loi de l'île, les maîtres deviennent esclaves de leurs anciens esclaves pendant trois ans, une "cure" destinée à les guérir de leur orgueil et de leur dureté. Sous la supervision de Trivelin, les nouveaux maîtres (Arlequin et Cléanthis) doivent confronter leurs anciens maîtres à leurs défauts. Après des scènes de reproches et de portraits satiriques, la générosité et les regrets des uns et des autres mènent à une réconciliation générale. Touchés par la clémence de leurs anciens esclaves, Iphicrate et Euphrosine reconnaissent leurs torts. La paix conclue, Trivelin les renvoie à Athènes, après leur avoir donné une leçon d'humanité.
Iphicrate et Arlequin, rescapés d'un naufrage, découvrent qu'ils sont sur l'Île des Esclaves où les maîtres sont réduits en esclavage. Arlequin, informé de la coutume de l'île, refuse d'obéir à son maître. Trivelin, le magistrat de l'île, les rejoint et applique la loi : Iphicrate devient l'esclave d'Arlequin, et Euphrosine celui de Cléanthis. Trivelin explique la philosophie de l'île : il s'agit d'une cure de trois ans pour corriger les maîtres de leur inhumanité. Cléanthis dresse un portrait satirique des défauts de sa maîtresse Euphrosine (vanité, coquetterie). Euphrosine, pour hâter sa délivrance, finit par en convenir. Arlequin, de son côté, dresse un portrait peu flatteur d'Iphicrate, qui admet ses torts. Arlequin et Cléanthis, devenus maîtres, décident de parodier les manières du "grand monde" et de faire tomber amoureux leurs anciens maîtres l'un de l'autre pour se venger. Cependant, touché par la détresse et les paroles d'Euphrosine, Arlequin renonce à ses moqueries. Iphicrate, désespéré, exprime ses regrets à Arlequin, lui rappelant leur passé commun. Ému, Arlequin lui pardonne et lui rend ses habits, préférant "être un homme de bien". Cléanthis, voyant cet exemple, pardonne à son tour à Euphrosine. Trivelin, satisfait de cette issue vertueuse, annonce leur départ dans deux jours, les félicitant de la leçon apprise.
"Je ne suis que mutin."
"Mon cher patron, qu'il y a de plaisir à bien faire !"
"Voilà avec quoi l'on donne les beaux exemples que vous demandez, et qui vous passent : Et à qui les demandez-vous ? À de pauvres gens que vous avez toujours offensés, maltraités, accablés, tout riches que vous êtes, et qui ont aujourd'hui pitié de vous, tout pauvres qu'ils sont."
Jeune maître athénien, noble et orgueilleux. Il est le maître d'Arlequin. Au début de la pièce, il est désespéré par son sort et tente de commander son esclave par la force et l'autorité. Il est contraint de reconnaître ses torts et la dureté de son comportement passé envers Arlequin pour espérer être libéré.
PrincipalEsclave d'Iphicrate. D'abord insolent et moqueur envers son ancien maître après avoir appris la loi de l'île, il se montre finalement généreux et clément. Il refuse de se venger et privilégie l'honnêteté et le pardon, ce qui déclenche la réconciliation générale.
PrincipalJeune maîtresse athénienne, noble, coquette et vaine. Elle est la maîtresse de Cléanthis. Profondément humiliée par les révélations de sa suivante, elle finit par admettre ses défauts pour espérer être libérée. Touchée par la clémence de Cléanthis, elle lui propose de partager ses biens.
PrincipalSuivante d'Euphrosine. Devenue maîtresse, elle se montre d'abord vindicative et dresse un portrait impitoyable des travers de sa maîtresse. Cependant, elle est finalement touchée par l'exemple de générosité d'Arlequin et pardonne à Euphrosine, faisant preuve d'une grande noblesse de cœur.
PrincipalMagistrat de l'Île des Esclaves. Il est le garant des lois de l'île et le guide de cette 'cure' morale. Il explique la philosophie de la communauté : non pas la vengeance, mais la correction des maîtres par l'humiliation et l'expérience de l'esclavage. Il orchestre les confrontations et se réjouit de la réconciliation vertueuse.
Minor