Pour faire accepter le mariage de leurs enfants, deux familles de la petite bourgeoisie, les Malingear et les Ratinois, se livrent à une surenchère de mensonges et d'exagérations. Médecin sans clientèle et père d'une fille modeste, Malingear se fait passer pour un praticien renommé, tandis que Ratinois, un ancien confiseur, se donne des airs de riche raffineur. Leur vanité réciproque les entraîne dans un tourbillon de subterfuges cocasses, jusqu'à ce que l'intervention d'un oncle au franc-parler mette fin à cette mascarade, ramenant tout le monde à la raison et à la sincérité.
Dans le salon des Malingear, la famille reçoit la visite de Madame Ratinois, venue sous prétexte de visiter un appartement. Pour impressionner cette future belle-famille potentielle, Madame Malingear invente une série de mensonges : sa fille Emmeline est une artiste peintre, son mari est un médecin célèbre aux consultations très demandées. Malingear, d'abord réticent, se laisse prendre au jeu et participe à la supercherie, aidé par sa femme qui met en scène une fausse consultation et une lettre de gratitude d'une duchesse. Le père Ratinois, venu consulter pour de faux symptômes, est ébloui par ce luxe et cette réussite apparente. Les deux familles conviennent de se revoir, et la demande en mariage de Frédéric est acceptée en apparence.
"Chacun passe sa vie à jeter des petites pincées de poudre dans l'œil de son voisin…"
"V’lan dans les yeux !…"
Quinze jours plus tard, chez les Ratinois, l'attente de la réponse des Malingear a rendu la famille nerveuse. Pour soutenir la comparaison, ils se sont eux-mêmes lancés dans un train de vie dispendieux : voiture de louage, loge à l'Opéra, et même l'emprunt d'un domestique et d'un petit nègre pour le dîner. Lorsque les Malingear arrivent, la question de la dot devient un enjeu de fierté et de ruine, chaque père surenchérissant pour ne pas paraître moins riche que l'autre. L'intervention de l'oncle Robert, qui a percé à jour leurs secrets, fait éclater la vérité. La vanité tombe, et la sincérité retrouvée permet aux deux familles de s'entendre sur un contrat de mariage raisonnable.
"Aujourd’hui, c’est la mode ; on se jette de la poudre aux yeux, on fait la roue… on se gonfle… comme des ballons…"
"À bas les masques !… Ratinois, ancien confiseur… pas raffineur !…"
Médecin sans clientèle, bonhomme et peu vaniteux, il se laisse entraîner par sa femme dans une mascarade pour assurer le mariage de sa fille.
PrincipalFemme autoritaire et vaniteuse, c'est l'instigatrice de la 'poudre aux yeux'. Elle met en scène avec talent une vie de luxe et de prestige.
PrincipalFille des Malingear, douce et modeste, elle aime sincèrement Frédéric et est désarçonnée par les inventions de sa mère.
PrincipalAncien confiseur, il est prêt à toutes les dépenses pour paraître digne de s'allier aux Malingear, malgré sa nature simple et économe.
PrincipalFemme de Ratinois, elle partage les ambitions de son mari et n'hésite pas à le pousser dans des dépenses excessives pour 'faire les choses dignement'.
PrincipalFils des Ratinois, avocat sans causes, il est amoureux d'Emmeline et sert de prétexte aux rivalités de vanité entre les deux familles.
PrincipalOncle de Frédéric, marchand de bois au franc-parler. Il incarne la raison, la simplicité et la générosité sincère, mettant fin aux mensonges.
PrincipalFemme de chambre chez Malingear, elle participe à la mise en scène de sa maîtresse.
MinorCuisinière chez Malingear, elle incarne la réalité modeste de la maison.
MinorFemme de chambre chez Ratinois.
MinorArtisan qui joue le rôle de faux patient pour renforcer la réputation de Malingear.
MinorReprésentant de Chevet, il participe à la commande du dîner extravagant des Ratinois.
MinorDomestique emprunté pour faire croire à la richesse des Malingear.
MinorDomestique emprunté par les Ratinois pour rivaliser avec le chasseur des Malingear.
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