Une société de bourgeois de La Ferté-sous-Jouarre, menée par le commandant des pompiers Champbourcy, a accumulé une cagnotte pendant un an. L'argent doit servir à offrir une fête. Après de vives discussions, ils décident d'aller dépenser le magot à Paris. Le voyage va les entraîner dans une suite de quiproquos, de mésaventures et d'arrestations, mettant à l'épreuve leur amitié provinciale au cœur de la capitale.
À La Ferté-sous-Jouarre, Champbourcy, Colladan, Cordenbois et le notaire Félix jouent à la bouillotte. Chaque brelan est "arrosé" par un sou versé dans une cagnotte. La cagnotte annuelle est dépouillée et s'élève à 491,20 francs. Après un vote houleux, la compagnie décide de partir pour Paris afin de dépenser l'argent. Pendant ce temps, Léonida, la sœur de Champbourcy, reçoit une lettre d'un certain Cocarel, un intermédiaire, lui donnant rendez-vous à Paris pour un mariage. Félix, quant à lui, profite de l'occasion pour demander la main de Blanche, la fille de Champbourcy.
"Messieurs, Paris est la capitale du monde… C’est là qu’est le remède… le rendez-vous des arts, de l’industrie et des plaisirs… Je propose donc hardiment d’aller passer une journée à Paris."
"Mademoiselle… venez vite !… j’ai votre affaire… un homme dans une haute position, brun, gai, bien portant ; l’entrevue aura lieu demain soir à huit heures…"
Le groupe arrive à Paris et se rend dans un restaurant pour déjeuner. Ils commandent des plats extravagants. Pendant ce temps, Sylvain, le fils de Colladan, qui fait l'école buissonnière à Paris, les rencontre. Cordenbois s'absente pour acheter une ceinture et, en réalité, pour se rendre chez Cocarel. La note du restaurant s'élève à 137 francs. Une dispute éclate avec le garçon, Benjamin. Un gardien est appelé. Alors que Champbourcy gesticule, une montre volée tombe de son parapluie. Toute la bande est emmenée au poste de police.
"Cent trente-sept francs ! Vous vous êtes dit : 'Ce sont des provinciaux, il faut les plumer !'"
"À qui appartient cette montre ?"
Au poste de police, Champbourcy, Colladan, Blanche et Léonida sont interrogés par le secrétaire Béchut. Le garçon Benjamin les accuse et des bijoux, trouvés dans leurs affaires, semblent accréditer la thèse du vol. Une tentative d'évasion par un trou dans le mur échoue. Ils sont finalement conduits au Dépôt. Cordenbois, qui était resté libre, se rend à son rendez-vous chez Cocarel.
"Je vous connais maintenant… vous êtes une de ces bandes qui s’abattent sur Paris, les jours de fêtes, et s’en retournent le soir, après avoir fait leur coup !"
"Autrefois, il y eut un homme appelé Monte-Cristo… c’est de l’histoire… la haine de la favorite le fit enfermer à la Bastille… il y resta trente-cinq ans !"
C'est le soir. Cocarel, un intermédiaire matrimonial, reçoit dans ses salons. Cordenbois s'y rend en tant que prétendant à la main de la mystérieuse jeune fille de l'annonce. Champbourcy et les autres, après s'être échappés du Dépôt, arrivent également chez Cocarel. Cordenbois et Léonida découvrent avec stupeur qu'ils sont les deux candidats présentés par Cocarel. Un autre prétendant, Béchut, le secrétaire de police, les reconnaît et donne l'alerte. La bande s'enfuit.
"Cinq pieds six pouces… de la maturité ; mais cent vingt mille francs !"
"Léonida ?"
"Ce sont eux… toute la bande ! Allons chercher la garde…"
Le groupe a passé la nuit dans un bâtiment en construction. Au petit matin, ils tentent de trouver une solution. Champbourcy écrit à un ami pour demander de l'argent, mais la lettre est adressée à un hôtel démoli. Le fils Colladan, Sylvain, qui a passé la nuit à faire la fête, arrive et ne possède plus rien. Ils sont poursuivis par des commerçants. Félix, le notaire, apparaît et apprend que le véritable voleur de la montre a été arrêté. L'innocence de la bande est reconnue. Ils décident de rentrer à La Ferté-sous-Jouarre pour y manger la cagnotte.
"Il faut vous dire que cette nuit, dans un couloir, je me suis trouvé face à face avec mon voleur… Je l’ai fait arrêter…"
"Nous déciderons ça à La Ferté-sous-Jouarre. Allons toujours déjeuner, et la main aux dames."
Rentier, commandant des pompiers de La Ferté-sous-Jouarre. C'est le meneur de la bande, toujours prêt à proposer des solutions grandioses, souvent maladroites, et à citer des références historiques. Il est colérique mais bon vivant.
PrincipalRiche fermier de La Ferté-sous-Jouarre. Homme simple, rustique et attaché à la terre. Il est souvent le souffre-douleur du groupe, mais son bon sens paysan le ramène parfois à la réalité. Il est le père de Sylvain.
PrincipalPharmacien de La Ferté-sous-Jouarre. Il a une certaine prétention et est l'éternel rival de Léonida. Il est vaniteux, sensible à son apparence et a une ceinture qui le gêne. Il est l'un des prétendants de l'annonce.
PrincipalSœur de Champbourcy. Une femme mûre et acariâtre qui aspire au mariage. Elle a passé une annonce dans un journal pour trouver un époux et organise son rendez-vous à Paris à l'insu de son frère.
PrincipalFille de Champbourcy, jeune, douce et amoureuse du notaire Félix. Elle représente la jeunesse innocente prise dans les tourments des adultes.
PrincipalJeune notaire de La Ferté-sous-Jouarre. Amoureux de Blanche, il est sérieux et responsable. Il manque le train mais finit par tirer tout le monde d'affaire.
PrincipalPercepteur de La Ferté-sous-Jouarre. Il ne joue pas aux cartes mais participe aux discussions. Il apporte un ton solennel et administratif à la troupe.
MinorEntrepreneur de déménagements qui fait aussi office d'intermédiaire matrimonial. C'est un homme d'affaires pragmatique, plus intéressé par l'argent que par les sentiments.
MinorFils de Colladan. Il a abandonné l'école d'agriculture pour vivre à Paris et veut devenir garçon de café. Il est léger, un peu naïf et aime s'amuser.
MinorSecrétaire du commissaire de police. Il interroge les provinciaux et les prend pour des pickpockets. Il est également un prétendant involontaire de Léonida.
MinorGarçon de café. Il est méfiant envers les provinciaux et les dénonce à la police après la dispute sur l'addition.
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