Dans le cabinet d'un commissaire de police parisien, le représentant de l'autorité, qui se targue d'être "bon enfant", voit défiler une série de quêteurs aux demandes incongrues. Un quidam veut un port d'armes, une dame veut faire interner son mari qu'elle croit fou, et un honnête homme rapporte une montre trouvée. Mais ce dernier, exaspéré par l'interrogatoire musclé du commissaire, est jeté en cellule. Survient alors Floche, un excentrique arrêté pour tapage, qui va mettre la "bonne enfance" du commissaire à rude épreuve en retournant la situation à son avantage.
Le commissaire, installé à son bureau, renvoie successivement un monsieur qui demande l'autorisation de porter une arme, son secrétaire M. Punèz pour son travail bâclé, et une dame venue pour faire interner son mari, qu'il congédie sans suite. Il reçoit ensuite Breloc, un homme qui rapporte une montre trouvée. Soupçonneux, le commissaire le questionne avec insolence ; Breloc s'emporte et est envoyé au violon. Peu après, deux agents amènent Floche, arrêté pour avoir tenu des propos séditieux. Lors de son interrogatoire, Floche tient des propos incohérents sur son âge et sa mémoire, et le commissaire réalise qu'il s'agit du mari de la dame venue plus tôt. Floche, se saisissant d'un revolver, enferme le commissaire dans le placard à charbon, sème le chaos dans le bureau et s'enfuit. Les agents, affolés, libèrent leur patron qui sort du placard, noir de charbon, en appelant frénétiquement au secours.
"J'aurai l'oeil sur cet anarchiste."
"Si vous dites un mot, si vous faites un geste, si vous cessez un seul instant de me regarder dans le blanc de l'oeil, je vous envoie six coups de revolver par le nez et je vous fais éclater la figure comme une groseille à maquereau !... Qui est-ce qui m'a bâti un fou furieux pareil ?"
"Au fou ! Au fou !... Des cordes !... des courroies !... des chaînes !... Qu'on aille chercher le panier à salade !... Téléphonez au préfet de mobiliser les pompiers et la garde républicaine !... La ville est menacée !... Au fou !"
Représentant de l'autorité, imbu de sa personne et se vantant d'être 'bon enfant', il est en réalité cassant, soupçonneux et expéditif avec les administrés. Son arrogance et sa certitude de ne pas être dupe le mènent à sa perte face à un fou plus malin que lui.
PrincipalUn excentrique pétri de certitudes absurdes. D'abord philosophe inoffensif, il se révèle être un fou furieux, logique dans son délire, qui retourne la situation avec une habileté maniaque et terrorise le commissaire.
PrincipalUn citoyen honnête et un peu vif. Il rapporte une montre trouvée, mais, exaspéré par les soupçons du commissaire, il s'emporte et se fait injustement incarcérer.
MinorÉpouse de Floche, désemparée par le comportement de son mari qu'elle croit fou. Elle tente en vain d'obtenir son internement auprès du commissaire, qui la renvoie sans l'écouter.
MinorUn citoyen inquiet pour sa sécurité. Il demande l'autorisation de porter une arme pour se défendre dans un quartier dangereux, mais se fait vertement rabrouer par le commissaire.
MinorEmployé de commissariat, d'origine espagnole (son nom se prononce Pougnèze), craintif et soumis. Il se fait réprimander par le commissaire pour son travail bâclé.
MinorUn agent de police, plutôt zélé, qui amène Floche au commissariat et participe à la stupeur finale.
MinorSecond agent de police, collègue de Lagrenaille, il est présent lors de la scène finale de la découverte de la disparition du commissaire.
MinorPersonnage mentionné mais n'apparaissant pas sur scène. C'est la femme de Floche, que le spectateur comprend être la 'Dame' de la scène III.
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